10 Conseils pour mieux gérer les accès de colère de votre tout-petit
Quand mon enfant de trois ans ne reçoit pas ce qu'elle veut, elle fait une prestation émotionnelle qui pourrait gagner un Oscar. Quel est le meilleur moyen d'arrêter ces crises?
Les crises de colère sont plus fréquentes chez les tout-petits de 18 à 24 mois. Ce n’est pas un hasard si ce laps de temps est surnommé le ‘’Terrible Two’’. Ces accès de colère sont tout aussi fréquents chez les filles que les garçons, mais les enfants plus âgés ont parfois aussi recours aux accès de colère, surtout s’il y a eu un stress récent ou un changement important dans leur vie. Vous pouvez donc vous attendre à une ‘’séance d’exorcisme’’ ou deux de la part de votre petit choux, cependant, la façon dont vous réagirai déterminera si ces séances augmenteront ou diminueront en quantité.
Voici quelques conseils qui vous aideront à mettre fin à ces effondrements émotionnels non-désirés :
Avant la crise de colère
- 1. Anticiper la crise
Votre meilleure défense est d'anticiper la venue de la crise en question. N'attendez pas que votre enfant soit en pleine crise, car une fois la crise commencée, vous n'avez plus beaucoup de contrôle. Surveillez les signes chez votre enfant démontrant qu'un accès de colère est en chemin: la tension, comportement changeant ou un gémissement. Une fois que vous aurez appris à identifier ces signes chez votre enfant, vous serez en meilleure position pour désamorcer la crise. - 2. Distraire et Rediriger
Il vous faut tout de suite essayer de réorienter l'attention de votre enfant! Vous pouvez dire : "Allons chercher ton animal en peluche», ou «Je parie que tu ne peux pas sauter et toucher le ciel!" ou encore, " Regarde ce petit garçon là-bas" Votre meilleur pari est de tenter de détourner son attention assez longtemps pour rediriger son énergie. Cette technique n’est pas toujours infaillible mais ça vaut le coup d’essayer. - 3. Traduisez ses émotions et Calmer
L'une des principales raisons qui poussent les tout-petits à faire des excès de colère est la frustration. Ils n'ont tout simplement pas les mots pour exprimer leurs désirs et leurs besoins, ni la maturité nécessaire pour évaluer leurs émotions, vous aurez donc besoin d'être leur ‘’thermostat d’émotions’’ au tout début. Essayez de le(la) calmer en frottant son dos, en berçant doucement ou en fredonnant une chanson de détente. Le contact direct des yeux en parlant d'une voix apaisante peut aussi aider. Traduisez les sentiments de votre enfant en mots: ‘’Oh, on dirait que tu es fatigué(e). Es-tu fatigué(e)?’’ ou ‘’On dirait que j'ai une petite fille frustrée. Es-tu frustrée?" Poser une question à laquelle votre enfant peut répondre par un oui ou non.. Votre ton de voix calmera et pourrait bien contribuer à atténuer l'explosion en question. - 4. Donner un avertissement
Selon le niveau de maturité de votre enfant, essayez de donner un avertissement. Utilisez votre ‘’voix de parent’’ et donner un avertissement sévère simple, démontrant à votre enfant que son comportement ne sera pas toléré: «Calme-toi, Jack. Tu sais comme maman n’aime pas ce comportement" ou "Arrête ça tout de suite, ou tu iras t’asseoir sur la chaise dans le coin pour réfléchir’’. Une mise en garde démontre clairement à votre enfant que son comportement n'est pas approprié et que s'il continue, il y aura une conséquence. Si, malgré l’avertissement, le comportement inapproprié continue, vous devez persévérer et l’envoyer s’asseoir sur la chaise à réfléchir (1 minute par année de vie comme règle générale, jusqu'à ce qu’il(elle) se calme). Les avertissements et l’utilisation de la chaise à réfléchir sont généralement efficaces pour les enfants qui ont au moins trois ans; parfois pour les 2 ans et plus qui sont vraiment matures mais jamais avant cet âge. Votre enfant doit être en mesure de comprendre les concepts d'un avertissement et d’une conséquence et posséder un certain vocabulaire également.
Au cours de crise de colère
- 5. Ignorer, Ignorer, Ignorer
Une fois que la crise de colère démarre, ne lui donnez pas la moindre attention. Aucun contact avec les yeux, pas de mots, ne réagissez surtout pas. Une fois que votre enfant apprend que son excès d’émotion fonctionne et qu’il obtient de l’attention, il sera motivé à l'essayer de nouveau (et encore et encore). - 6. N’essayez pas de raisonner
Ne tentez pas de rationaliser les lamentations d’un enfant agité, c'est comme essayer de raisonner avec un poisson rouge! Une fois en mode accès de colère, les réactions de votre enfant dépassent l'entendement. Surtout, ne pas monter le ton, crier, ou pire, lui donner la fessée. Cela n'aidera pas, et vous ne ferez qu’intensifier l'explosion à venir. - 7. Assurez sa sécurité
Vérifier l’environnement présent; attention aux objets comportant des arêtes vives, des lunettes ou autre pouvant blesser votre enfant. Si c’est le cas, amener le immédiatement à une zone sécuritaire. Si vous êtes en lieu public, arrêtez ce que vous faites et retirer votre enfant en l’amenant à un endroit isolé ou ramenez-le chez vous. Oui, c'est gênant, mais il apprendra que vous ne tolérez pas de comportement inapproprié, surtout si vous mettez subitement fin à sortie ou activité agréable.
Après la crise de colère
- 8. Réconciliation
C'est fini! Il y a de bonnes chances que vous soyez tous les deux complètement drainés. Donc, faites ce que vous devez faire pour vous retrouver et reconnecter. - 9. Et ensuite?
Rassembler vos idées, puis évaluer comment vous avez gérer la situation. Avez-vous été cohérent(e) dans la façon dont avez gérer la crise? Le «calme olympien" est clé pour mettre fin aux crises de colère alors soyez conscient à votre façon de réagir vis-à-vis votre enfant. - 10. Identifier les déclencheurs
Obtenez un calendrier et prendre des notes (calendrier gratuit : myfreecalendar.com). Y a-t-il un modèle pour savoir quand et où ces crises surviennent habituellement? Par exemple, juste avant la sieste parce qu’il est fatigué, après la garderie parce qu’il est surexcité; ou à midi parce qu’il a faim? Est-ce que votre enfant vit difficilement un certain changement et a besoin d'une mise en garde que la transition est à venir?
Finalement, vérifier s’il y a possibilité d’alléger l'horaire de votre enfant pourrait aussi aider à réduire ces situations.
